FAQ

Quel est le meilleur logiciel de MAO sur le marché ?
MAC ou PC ?
Matériel analogique ou tout numérique ?
Un micro à 2000€ me serait-il vraiment bénéfique ?
Quelle fréquence d’échantillonnage choisir ?

Quel est le meilleur logiciel de MAO sur le marché ?

La bonne question à se poser serait plutôt « quel logiciel de MAO me conviendrait le mieux ? »

Il existe à l’heure actuelle une foultitude de solutions audionumériques logicielles : Pro Tools, Logic Studio, Cubase, Nuendo, Sound Forge, Wavelab, Sonar, Samplitude, Fruity Loops, Live Ableton… et plus récemment Studio One de Presonus. S’ils sont tous aujourd’hui performants, chacun sera plus adapté soit pour la composition, l’arrangement, la prise de son et le mixage soit pour le mastering, l’édition ou montage sonore, la post-production…

L’ergonomie et les fonctionnalitées du logiciel se doivent d’être les plus adaptés possible à vos besoins spécifiques ainsi qu’à votre façon de travailler. La meilleure solution pour arrêter son choix serait de tous les essayer mais cela risque d’être fastidieux. Je vous conseille d’en essayer certain en version d’évaluation, de vous constituer une petite liste des avantages et inconvénients de chaque logiciel, puis en fonction de cela, de demander conseil auprès de professionnels pour vous faire une idée précise sur celui qui répondrait le plus à vos attentes.

MAC ou PC ?

Là encore le choix vous appartient. Il y a tout de même 4 questions à se poser :

• L’environnement ou ergonomie vous plait elle mieux sur l’un ou l’autre des systèmes ?
• Le logiciel que vous avez choisi d’utiliser est-il compatible aux deux plateformes ?
• Le Mac est-il plus stable que le PC ?
• Quel prix vous êtes-vous fixé ?

Si la première question relève principalement de la subjectivité, c’est surtout les trois dernières qui vous guideront.
Optimisez dans les 2 cas la stabilité et la puissance de l’ordinateur : choix du processeur, quantité de RAM, vitesse et fiabilité du (des) disque dur (au moins 7200 tr). Consacrez votre ordinateur principalement pour la MAO, évitez les jeux, les applications en tous genres….. bref de saturer le système et les disques durs. Privilégiez là aussi 2 disques durs : un pour votre système et logiciels et un ou plusieurs autres pour l’audio.

Enfin, sans vouloir faire l’apologie de la marque à la pomme, si votre budget le permet il est préférable d’arrêter son choix sur un MAC. La stabilité ainsi que la facilité d’utilisation en sont les atouts majeurs !

Matériel analogique ou tout numérique ?

Sans vouloir en rajouter sur la polémique « analogique vs numérique », de par mon expérience il y a deux choses essentielles qui différencient les 2 mondes : le son inhérent au matériel et la façon de travailler (qui influera elle aussi inévitablement sur le son).

Tout d’abord, au risque de casser certaines idées préconçues l’audionumérique n’est pas transparent, loin de là. Une automation de niveau, un fade, une égalisation, une compression, une reverb… tout cela dégradera le signal original. En fonction de la qualité de l’effet, cette altération sera plus ou moins importante ou audible. Tous les traitements audionumériques sont basés sur des algorithmes qui calculent l’effet désiré avec malheureusement plus ou moins de réussite. Il n’y a qu’à comparer par exemple le rendu d’une exportation ou bounce d’un mixage que l’on a effectué avec l’original ; dans 90% des cas le rendu nous donnera moins de précision, une image stéréophonique plus étroite, moins de profondeur… il faut ajouter à cela les temps de latence qui, en fonction des traitements individuels, peuvent être différents pour chaque canal audio. Cet écart temporel est synonyme de déphasage en terme audiophile ! Ce phénomène participera de manière accrue aux dégradations du signal.

Heureusement alors que l’analogique est là ! Ouais, c’est aller un peu vite en besogne. Avec du matériel analogique hardware (compresseur, égaliseur, console de mixage…) comme on se débarrasse des buffers et temps de calculs, on aura déjà beaucoup moins à se soucier de ces déphasages. Oui mais cette fois ci on touche directement à la forme du signal électrique, ce n’est pas transparent non plus ! Néanmoins si on utilise du matériel de bonne facture (dans les 2 sens du terme !) le résultat sera souvent beaucoup plus flatteur pour nos oreilles. On parle d’ailleurs souvent de « chaleur de l’analogique ».

Enfin, selon moi, la différence qui prédomine le plus entre les traitements analogiques et numériques est liée à leur utilisation. La plus grande qualité d’un logiciel audionumérique est le côté visuel, très utile par exemple pour l’édition ou le montage. Par contre, on a trop souvent tendance à se laisser guider par ce que l’on voit et pour les traitements audio seuls nos oreilles doivent être juge ! Il ne faut pas perdre de vue ou plutôt de l’ouïe que notre production sonore quelle qu’elle soit est destinée à être écouté. Les auditeurs ne verront jamais la forme d’onde de la guitare avec la bosse de 12 dB qu’on lui a appliqué à l’aide d’un Eq graphique 31 bandes ! Pour ne pas se laisser influencer par ce que l’on voit, la meilleure manière de travailler est de travailler en aveugle, sans se soucier du gain que l’on met ou de la fréquence que l’on booste et pour cela l’ergonomie des périphériques analogiques est la plupart du temps plus propice à se laisser guider uniquement par nos oreilles.

Pour conclure, un savant mélange des 2 est encore la meilleure solution. Il est certain qu’il est préférable de travailler en tout numérique que de repasser par les convertisseurs pour attaquer un compresseur à lampe de médiocre qualité. Ceci étant dit le bon matériel hardware coûte très cher et pour ceux qui n’ont pas le budget suffisant, privilégiez dans ce cas l’acquisition d’une surface de contrôle qui vous permettra de passer moins de temps à cliquer de partout les yeux rivés sur l’écran.

Un micro à 2000€ me serait-il vraiment bénéfique ?

Cela dépend à quel type de prise de son vous le destinez et à quel matériel il sera connecté. Le plus important est d’avoir une configuration matérielle cohérente. Brancher un micro à 2000€ dans un préampli d’entrée de gamme via un câble oxydé, le tout attaquant le convertisseur embarqué d’une carte son low cost…. tout ça n’est pas vraiment judicieux. Si l’on veut tirer le profit maximum d’un matériel haut de gamme, il faut que tout le reste de la chaîne suive. Pour les prises en proximité il existe un vaste choix de micro efficace pour un budget modéré sur le marché. La différence se fera surtout au niveau du choix artistique et là, la réponse vous appartient. Par contre, pour des prises en overhead ou en ambiance, où l’on souhaite généralement obtenir un rendu sonore très fidèle à la source acoustique, le micro haut de gamme prévu à cet effet prendra ici toute son importance : respect des plans sonores, précision dans la profondeur, bonne homogénéité des sons…. encore faut-il que l’acoustique du local soit propice à ce genre de prise de son et que le reste du matériel audio soit à la hauteur !

Quelle fréquence d’échantillonnage choisir ?

Quelle est la nature de votre travail et à quel type de support est il destiné ? Pour des soucis de compatibilité il vaut mieux partir d’un postulat simple : choisir une fréquence de 44,1KHz ou un multiple entier dès lors que l’on travaille pour un média uniquement audio. Pour de l’illustration sonore appliquée à une animation 3D ou autre séquence vidéo choisissez cette fois une fréquence à 48KHz ou un multiple entier. La raison, un peu complexe, remonte à l’époque des dinosaures de l’audionumériques avec les PCM-F1 et les soucis de compatibilité entre les différents formats vidéo…. je ne vais pas m’étendre sur le sujet ne connaissant pas tous les petits noms de ces grosses bêtes !
Bah mince la qualité n’est pas meilleure à 48KHz qu’à 44,1KHz alors ? Au même titre que le 44,2KHz ne serait pas franchement mieux que le 44,1KHz. Faudrait être quand même vraiment tordu pour nous avoir pondu un 44 100Hz ou un 48 000Hz sans raison technique vraiment valable. Bref, on multiplie ensuite la vitesse de nos horloges par 2 et on obtient les 88.2KHz et 96KHz puis encore par 2… Attention une fréquence plus élevée est synonyme de qualité supérieure (faut il encore en avoir besoin si le but final est le streaming sur la toile ???) mais aussi et surtout de poids et de besoins en ressources processeur accrues !
Pour rappel, à l’heure actuelle pour la plupart d’entre nous la musique est au pire écoutée en format archi-compressé via une liaison internet saturée et au mieux sur un CD (44.1KHz 16 bits) alors…